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Venir du monde du silence en coaching, un sacré atout !

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L’utilisation du silence dans le coaching : un outil puissant

Dans l’univers du coaching, le silence devient un acteur majeur, une clé qui ouvre les portes de la réflexion profonde et de la transformation personnelle. Pour moi, qui cumule les casquette de coach en entreprise et d’instructeur de plongée, venir du monde du silence est un atout. Voyons ici l’importance du silence et comment l’intégrer de manière habile dans les séances de coaching pour un impact réel.

Le rôle du silence dans le coaching

Neil Cattleman, directeur d’orchestre, a partagé dans un discours TEDx l’évolution de sa perception du silence après des années de direction d’orchestre. Il a souligné que chaque pièce de musique commence et se termine dans le silence. Cette observation s’applique également aux conversations. Comme une mélodie musicale a besoin de pauses entre les notes, une conversation nécessite des moments de silence pour être significative. La force des instructeurs de plongée, habitués à communiquer dans le monde du silence, c’est de savoir faire en surface des interventions minimalistes rythmées par les silences.

Imaginez deux personnes en train de débattre sans prendre le temps de penser, chacune interrompant l’autre. Une telle conversation manque de profondeur, car personne n’écoute vraiment. Briser le silence peut sembler une impulsion naturelle, mais c’est dans ces moments de silence que la véritable réflexion peut avoir lieu.

L’importance du silence dans la réflexion

Le silence est vital pour permettre au client de réfléchir, de trouver des réponses et de créer un espace pour le travail réel. Nancy Kline, une figure de proue dans le domaine du coaching, souligne que laisser les conditions se mettre en place pour que le client puisse penser par lui-même génère des idées meilleures et plus profondes.

En coaching, il est crucial de ne pas monopoliser la parole. Si le coach parle trop, le client peut être amené à croire que la valeur réside dans ce que le coach sait, plutôt que dans sa propre réflexion.

Les compétences clés du coaching associées au silence

Dans les compétences mises à jour de la Fédération Internationale de Coaching (ICF), le silence est mentionné deux fois. D’abord, dans la compétence 5 (Maintient la Présence), le coach « crée ou permet l’espace pour le silence, la pause ou la réflexion. » Ensuite, dans la définition de la compétence 7 (Évoque la Conscience), le coach « facilite la perception et l’apprentissage du client en utilisant des outils et des techniques tels que les questions puissantes, le silence, la métaphore ou l’analogie. »

Utiliser le silence de manière habile

1. Rester silencieux après une question

Le silence après une question est approprié et bénéfique. Il donne au client le temps nécessaire pour réfléchir, formuler ses pensées et répondre. Le coach doit éviter de précipiter la conversation, permettant ainsi au client de s’exprimer pleinement.

2. Ne pas remplir le silence pour votre confort

Le coach doit être à l’aise avec le silence. Il ne doit pas chercher à le rompre, car cela oblige le client à trouver ses propres réponses. L’idée est de montrer que le travail appartient au client, et c’est à lui de prendre le temps nécessaire.

3. Utiliser des pauses

Il est essentiel de laisser des pauses pour soi-même en tant que coach, pour réfléchir à l’essence de ce qui est entendu et élaborer la prochaine question. Ces pauses permettent également au coach de se connecter à son propre ressenti face à l’histoire du client.

4. Observer le langage corporel

Le coach doit être attentif au langage corporel du client pendant le silence. Les mouvements, les expressions faciales, les gestes des mains peuvent révéler des éléments importants. Le silence est un espace pour comprendre ces signaux non verbaux.

5. Utiliser le silence pour montrer de l’empathie

Les moments de silence peuvent être utilisés pour montrer à quel point le coach est attentif et compréhensif. Cela renforce la connexion et la confiance avec le client, créant ainsi un niveau de compréhension plus profond.

6. Encourager le client à accepter le silence

Le silence peut être une excellente opportunité pour permettre au client de travailler avec son imagination, d’analyser ses défis et de réfléchir pour commencer à résoudre ses problèmes. Encourager le client à embrasser le silence favorise la découverte personnelle.

7. Ne pas interrompre le silence par des mots inutiles

Lors du silence, le coach doit éviter d’interrompre avec des mots comme « ok ». Ces petites paroles peuvent interrompre la réflexion du client. Éviter également les signaux corporels qui suggèrent une intervention imminente.

Apprendre à intégrer le silence dans la vie

Avant d’incorporer davantage le silence dans les séances de coaching, il est essentiel que le coach apprenne à gérer le silence et à être à l’aise avec lui. Le silence n’est pas le vide, mais l’absence de bruit. C’est là que la transformation prend place.

En conclusion, le silence est une clé essentielle pour des conversations transformationnelles et pour aider le client à atteindre ses objectifs en coaching. Il ralentit le rythme de la conversation, permettant au client de prendre le temps nécessaire pour explorer ses pensées, sentiments et expériences. Le silence permet au client de se connecter avec lui-même.

Avant d’apprendre à intégrer davantage le silence dans le coaching, il est crucial de prendre conscience de notre relation avec le silence et d’apprendre à le gérer. Le silence n’est pas le « rien ». C’est l’absence de bruit. C’est là que la transformation opère.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le silence coaching, je vous invite à me contacter !

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